"Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies" Michel de Montaigne
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lundi 13 décembre 2010

Le développement durable et la question du sens

Donner un sens à sa vie.
Voilà une question qui revient comme une ritournelle dans l’existence de chacun. En fonction de son histoire personnelle, cette préoccupation se manifeste à des moments différents. Un tournant professionnel, un engagement associatif, l’arrivée d’un enfant, un changement de vie… Nous sommes souvent prêts à des modifications profondes de notre quotidien. Cela ne se confond pas avec “les bonnes résolutions” de la rentrée de septembre ou du premier de l’an, même si cela se traduit aussi ainsi pour une part. Cette réalité de changement est profonde. Nous voulons donner un sens à notre vie et toujours établir la cohérence entre nos idées et notre vie.
La plupart du temps, le changement que nous opérons passe par le fait de donner du sens à nos actes. A quel que niveau que ce soit et dans des domaines tout aussi pluriels.


Donner du sens. Donner du sens, c’est également ce principe que retient l’exercice politique, ou plus exactement donner un sens. A travers les orientations qu’il propose l’élu dessine une manière de s’engager dans l’avenir, collectivement et individuellement.

Inscrire le développement dans une dynamique durable est facteur de sens. Un sens citoyen, un sens qui s’inscrit dans une dynamique collective, un sens qui donne des raisons d’espérer en l’avenir.

Qu’il tienne lieu de caution pour le marketing des entreprises où qu’il serve de réelles convictions, le caractère pérenne des projets est un aspect indispensable. L’on se construit et se développons bien que si l’on peut s’inscrire dans le temps long et pas dans l’immédiateté.

La plupart des acteurs, élus, chefs d’entreprise se sont saisis de la notion de développement durable, c’est devenu un réflexe tant la pression sociale est forte et l’enjeu primordial. C’est par conséquent un principe acquis, même si le “greenwashing” ou le coup de peinture verte pour n’importe quel sujet existe, il n’en demeure pas moins le minima du développement durable en l’introduisant dans nos esprits. La notion de développement durable s’est introduite dans nos vies, la prise de conscience citoyenne s’est opérée dans la société.

Tout d’abord parce que l’avenir de notre planète nous concerne au premier chef. Chacun comprend que la communauté humaine a tout à perdre à ne pas prendre soin de son environnement. Car cela nous conduirait à notre propre perte assez rapidement et en tous les cas pour les générations futures qui sont non pas nos arrières petits enfants mais déjà nos enfants et futurs petits enfants.
Se poser la question du caractère durable du développement apporte aussi ... du sens à notre existence. Cela nous interpelle dans les actes les plus quotidiens de notre vie. Et ce sens est indispensable pour chaque individu. 

De plus, le sens auquel se rattache le développement durable s’inscrit dans une vision collective. Il ne s’agit pas du seul intérêt personnel mais bien du sort de la communauté humaine toute entière. Le développement durable ne se développe que sur ses trois piliers : social, économique, environnemental.
 L’écologie que porte fondamentalement la notion de développement durable ne peut qu’être une dynamique positive. L'écologie n'est pas une opposition mais une alternative. Et à ce titre une ressource. L’écologie ce n’est pas un frein au développement. Bien au contraire c’est une responsabilité pour aller plus loin dans le temps.

PS : Quant au développement, certains s’opposent à la notion même de développement. Moi, j’y tiens. J’y reviendrais.

mardi 26 octobre 2010

La mobilité dans une ville

En quelques années, la mobilité s’est imposée à nous . Elle ne désigne pas un aspect particulier de la vie mais constitue une dynamique tranversale dans les activités quotidiennes. On peut même dire que le fait d’être mobile est une nécessité. Ce n’est plus une simple option mais une condition indispensable pour appréhender le monde. La mobilité est géographique, sociale, matérielle et sans être poussée à l’extrême cette tendance contemporaine nous renvoie à une forme de nomadisme. La mobilité est plus qu’indispensable, elle est inéluctable. Et qui mieux que la ville peut en impulser la dynamique.
A Angers, La mobilité est une orientation pour la ville. Quels en sont les enjeux ?

La mobilité à l’échelle de la ville passe par une incontournable et néanmoins nécessaire politique des déplacements. C’est souvent la première thématique qui se dégage et qui demeure la plus visible. Pistes cyclables, réseaux de bus, moyens de transport doux les outils de déplacement sont légions.


La mobilité est une dimension beaucoup plus vaste dans les activités humaines. A l’égard du téléphone portable, la plupart des nouveaux produits hi tech sont mobiles c’est à dire transportable partout dans nos déplacements.  On ne compte plus les équipements qui offrent les services de la mobilité avec par exemple une connexion wi fi comme les hôtels mais également  les supermarchés ou encore les places publiques. La mobilité accompagne la société de l’immédiateté.

Etre mobile est devenu en quelque sorte une norme sociale.

A cet égard, la ville se doit de s’inscrire dans cette évolution en facilitant en son sein les différentes formes de mobilités. C’est d’ailleurs une évolution intéressante car elle permet de rompre l’isolement et favorise l’appropriation de leur territoire par les habitants.

L’appropriation de l’espace public se caractérise par un égal accès de tous à l’ensemble du territoire, quelque soit sont rythme, son âge, ses difficultés aussi.

Un toit, première pierre de l'insertion

En cette période d'entrée dans l'hiver, la question des sans-abris revient dans l'actualité comme la grippe saisonnière. Les structures d'hébergement d'urgence sont à pieds d'oeuvre. Un défi pour les villes.
Se loger semble tout naturel, tant il s'agit d'un besoin vital. Habiter un lieu, c'est poser des repères, marquer des empreintes ou mieux construire un foyer. Pour paraphraser le titre de l'exposition d'Angers sur le logement social : Habiter, c'est vivre. C'est pourquoi les sans-abris ne peuvent avoir une vie décente.
La question de l'hébergement, c'est le niveau premier de l'insertion. Ensuite seulement vient la question de la formation puis celle de la santé et enfin la mobilité.
Qu'il soit temporaire, d'urgence ou résidentiel, le logement dans une ville c'est donc un enjeu majeur. Dans la vie quotidienne, tout nous ramène au logement. Les relations sociales.
A travers l'exposition sur le logement social qu'elle présente dans son espace dédiée, la ville propose une rétrospective sur l'apparition et la métamorphose du logement social à l'échelle du territoire municipal. Une manière de découvrir  ce que recoupe le logement social, de dépasser ses préjugés et de prendre conscience du travail de rénovation réalisé.
Dans le cadre de la rénovation urbaine, en intervenant sur le logement on agit aussi sur le résidant, sur l'image qu'il a de lui-même. Rajeunir, embellir une ville c'est témoigner de l'intérêt que l'on porte aux habitants. c'est reconnaitre et respecter leur espace de vie. Car un logement c'est un peu une partie de chacun.

Mes travaux

Comme de nombreux angevins, je m'intéresse au devenir de la ville. Et plus largement à la vie de la cité. J'y oeuvre de plusieurs manières. En tant que première adjointe à travers mes délégations.
Mais également à travers mes interventions.